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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:40

visage am 053 

Les mots trottent dans ma tête, ils sont beaux, je dois les accorder le mieux possible avec d'autres musiques, je passe et repasse des phrases jusqu'au moment où elles jouent leur meilleur accord, j'aime beaucoup peindre et comme ma peinture, j'ai besoin de couleurs fortes, pétulantes, je ne suis pas un écrivain femme de lettres, j'aime l'action, l'économie et les faits sociétaux.

Lorsque j'ai fait lire mon manuscrit à ma première lectrice, mon amie Marie, je voulais qu'elle corrige mes fautes, elle n'a pas pu, prise par son envie d'aller jusqu'au bout de l'histoire.

C'est bon signe ! Non !

Mes deux lectrices suivantes sont des libraires et ont trouvé l'histoire dure. C'est une des raisons qui m'ont poussée à ouvrir ce blog, ce roman n 'est pas autobiographique et l'histoire est bien moins effrayante que celle que je lis actuellement.

Ma quatrième lectrice Colette, rompue à l'écriture, à la typographie et à l'édition m'a demandé de nettoyer mon texte - voulant tellement me mettre dans la peau de chaque personnage, j'avais dans le premier jet employé le JE pour chaque interlocuteur, mon imagination avait accumulé les points de suspension et les points d'exclamation, c'est dire si elle se rebellait sous chaque point final.

Hé non, trois points de suspension, et un seul point d'exclamation, au lecteur d'imaginer ou de passer outre ce fantôme caché.

 

 

collines de la vallée de l'Ibie

 

La vallée de l'Ibie participe au décor  de mon roman, je vous mets donc d'ores et déjà les vues de ce  paysage sublime.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 12:22

 

Le 23 mars, je recevais pour relecture une correction faite par l'éditeur, d'un côté mon texte, de l'autre côté en rouge des avenants avec les règles typographiques d'usage, fautes d'orthographe ou de grammaire.

Mon manuscrit qui porte le n° 1616 , a été lu par un lecteur professionnel.

Je dois me concentrer, j'ai trop peur de laisser une phrase incomprise, un mot douteux, je viens d'acheter un livre bourré de fautes. Cela me défriserait (j'ai les cheveux raides !) si par inattention une erreur visible restait.

J'ai des difficultés avec des corrections, je préfère employer le mot "tchat" à chat.

"Mon Calliente" a perdu une aile, ouf, il peut s'écrire avec un seul L.

"Dessape toi" ? peut bien s'écrire "Désape toi" ?

Le travail est bien fait, je réajuste certains verbes que je trouve banalisés, maintient certains temps et découvre la mode du tiret cadratin placé un peu comme des didascalies.

J'en garde quelques uns, je ne connaissais pas trop ce signe de ponctuation ou je l'employais par paire comme pour une parenthèse. J'apprends qu'en fin de phrase, le second tiret disparaît au profit du point ou autre ponctuation finale. Hé non, ce n 'est pas un vulgaire trait, son emploi est désormais frappé de noblesse littéraire tout autant que mon point virgule et mon lecteur aime ce signe discret, moins vulgaire sans doute que les parenthèses fautives de l'écolier.

Mes guillemets ont disparu, cela ne s'emploie plus. Tout change.

secrète Ibie

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 18:21

 visage am 216

 

Au commencement, il y a une idée puis une rencontre dont je parlerai en juin pour ne pas effleurer le sujet...

J'affronte mes peurs, mes démons, mes fantômes, je voudrais avant tout sauver toutes les femmes et tous les enfants du monde, je refuse qu'on leur fasse du mal. Je refuse l'injustice. Toute victime est mon amie et mon écriture veut la sauver et changer son monde. J'essaye d'adoucir la rudesse, la brutalité de la vie.

Je ne fais pas de plans, je vais là où mes personnages m'emmènent. Ils m'entraînent bien souvent dans des chemins imprévus d'où surgissent d'autres témoins de leurs souffrances et de leurs sentiments.

Les idées foisonnent pour le deuxième tome de ce roman, les idées trottent dans ma tête alors que j'épluche les oignons, alors que je fais la vaisselle.

J'ai choisi un univers ardéchois, celui de mon Sud Vivarais que j'aime depuis si longtemps, un paysage où les nuages rivalisent de beauté, où la touffeur estivale alanguit les êtres et les collines, où le printemps régénère les moribonds.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 18:42

 visage am 154

 

 

J'ai toujours eu besoin d'écrire, besoin de lire, de me raconter des histoires.

Jeune enfant asthmatique, les médicaments de confort d'aujourd'hui n'existait pas encore, je passais des nuits blanches, assise, calée contre mes oreillers et ne calmais mes crises qu'en lisant, plus je lisais et plus j'avais envie d'écrire mes livres.

 

Mon père m'a donné la passion de la lecture en me donnant mes premiers livres, la Comtesse de Ségur, Robinson Crusoé et Bernadette Soubirous furent mes premières lectures.

J'en garde un bon souvenir, à mon tour, je faisais vivre le clan des filles, les cinq détectives ... Mon imagination a toujours un peu débordé et j'ai dû raconter plein d'histoires extraordinaires à mes amies d'enfance. Je finissais par me croire l'héroïne de mes fabulations, je m'inventais des fiancés, des histoires de Cosette. Je rêvais de jouer au théâtre ou au cinéma mais lorsqu'on habite Raismes, une petite ville du Nord et qu'on a 7 ans, comment fait-on ? J'ai écrit à Pierre Fresnay et à Michel Simon pour qu'ils viennent me délivrer,  je n'ai jamais eu de réponse. Je ne sais plus ce que je leur ai inventé.

Des chevaux galopent toujours dans mon cerveau, ils m'emmènent parfois très loin et cela ne s'est pas calmé en vieillissant. Le choix de l'écriture s'est donc imposé à moi.

Après un premier roman « Pierre ou ma douce vésanie », un virage professionnel et la reprise d'études m'éloignent un peu de l'écriture à plein temps, je m'essaye à la poésie, aux nouvelles, mais tout cela reste dans les tiroirs.

Je continue à griffonner sur mes billets de train, mes coins d'enveloppe, les nappes en papier dans les restaurants, c'est un vice, je brode autour d'une rencontre, d'un plat, d'un beau paysage, je note un beau verbe  …

 

Émigrée en Ardèche, l'Amour de ma vie, je trouve ma plénitude dans mon activité professionnelle.

 

Retraitée, je rejoins un atelier d'écriture et m'investis dans l' association littéraire dont je deviens présidente.

Je reprends un manuscrit inachevé et le termine.

Je l'adresse à quelques grandes maisons d'édition qui me le renvoie, jusqu'au jour de la St Valentin où je reçois ce mail :



Madame,

 

Nous avons bien reçu votre manuscrit « Le visage lisse » et l’avons lu avec attention.

Cette plongée dans le sombre univers d’une famille rongée par la souffrance, la violence et les secrets ne nous a pas laissés indifférents. Vous avez su composer un récit d’une réelle profondeur où se mêlent drame et espérance pour former une tempête d’émotions qui captive le lecteur  tout au long de l’intrigue. Ce huis clos à l’atmosphère lourde, complexe et tragique que vous reconstituez avec précision et limpidité rend l’ensemble encore plus bouleversant encore. C’est donc avec plaisir que nous nous proposons de publier votre manuscrit.

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:39

visage am 154

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:21

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